L'allaitement maternel

Ce qui pèse dans votre choix d'allaiter ou non. Informations pour l'aide à la prise de décision: le processus physique, le plaisir, les autres laits.

Allaiter ou pas et combien de temps sont des questions que se posent les mamans et les papas, ces derniers n’étant pas toujours exclus de la décision finale. Le père, en encourageant la mère à allaiter, et ce, bien avant la naissance, puis en créant les conditions favorables au repos, en s’impliquant par exemple davantage pour les travaux ménagers, participe au bon déroulement des opérations. Voici quelques informations qui peuvent vous aider à prendre votre décision.

La glande mammaire

La glande mammaire est faite d’alvéoles. Ces alvéoles contiennent des cellules spécialisées chacune reliées aux vaisseaux sanguins. Le sang est en effet la matière première de la fabrication du lait maternel. L’alvéole se remplit sans discontinuité au fur et à mesure que l’enfant tète. Les femmes qui ont une petite poitrine doivent allaiter plus fréquemment ou plus longtemps mais ne risquent pas l’engorgement. Au cours de l’allaitement, les petites molécules comme le sucre passent en premier. Les plus grosses passent ensuite le long des canaux galactophores. Un bébé est nourri jusqu’à six mois exclusivement au lait. Quand il ne boit que du lait en poudre, il ingurgite toujours les mêmes ingrédients. Alors que les nutriments donnés par la mère via son lait, varient en fonction des menus de la maman.

L’allaitement : un plaisir partagé

Donner le sein peut être source de plaisir. Ce n’est pas vrai pour toutes les femmes, alors pourquoi se priver de cette sensation ? Cette sensation est taboue en raison du nécessaire interdit de l’inceste, qui hante nos inconscients. La tétée doit être prise comme une caresse, ni plus ni moins. La fonction nutritive de l’allaitement justifie à elle seule les plaisirs souvent inavoués de la mère. Allaiter son enfant provoque chez ce dernier un sentiment de confort de sérénité et de confiance. Ce lien est difficile à rompre pour certaines mamans. Comme toute séparation, le mieux est d’anticiper, de réduire progressivement le nombre de tétées et de suivre les conseils des pédiatres.

Les laits de substitution

Le lait de chèvre a nourri de nombreux bébés (à partir de la deuxième moitié du XIXème siècle). La chèvre était conditionnée à placer ses mamelles au-dessus du nourrisson, couché à bonne hauteur dans son berceau. Mais la chèvre ne produit que deux litres de lait par jour. L’industrie agro-alimentaire s’est emparée du produit à l’occasion de la mise en évidence des problèmes de conservation. Elle tente aujourd’hui de se rapprocher des qualités nutritives protectrices du lait maternel. Les ingrédients de base proviennent du lait de vache. Ce lait ne peut être proposé tel quel, même stérilisé, car il est trop peu digeste.

Pour en savoir plus sur l’histoire du lait de substitution (au lait maternel) vous pouvez visiter le site Web allaitement-informations.org et vous rendre sur la page suivante http://www.allaitement-informations.org/HistoireLaitsSubstitution.html .

Ne vous laisser cependant pas imposer un choix. Car cette période, primordiale pour le développement de votre enfant, doit avant tout être bien vécue par tous les protagonistes. Ne soyez également pas trop inquiète quant aux remarques des personnels soignants de la maternité. Ces derniers jouent un rôle de conseil et de prévention. L’Organisation Mondiale de la Santé publie quant à elle des recommandations ; les courbes de poids « normées » sont différentes selon que l’on a choisi ou pas d’allaiter.

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