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CHRISTINE DUSSAUSSOIS

Publié dans : Les articles Voyages & Découvertes de christine dussaussois

Ta Prohm, le temple le plus romantique du site d'Angkor

Ta Prohm, le plus émouvant des temples d'Angkor est à découvrir de préférence tôt le matin ou à la tombée du jour.

Qui n’a jamais entendu parler d’Angkor ? L’un des plus vastes parcs archéologiques du monde toujours en activité, situé au Cambodge, près de la ville de Siem Reap. Il s’étend sur quelque 400 km2, au milieu de la jungle.

Parmi les trésors archéologiques que l’on peut y voir, outre des structures hydrauliques et des vestiges religieux édifiés par l’empire Khmer entre le IXe et XVe siècle, se trouve le plus romantique des temples d’Angkor «Ta Prohm », situé un kilomètre à l’Est d’Angkor Thom, au bord du Baray oriental. Romantique, car les archéologues qui l’ont découvert au XIXe siècle, des Français, ont souhaité ne pas détruire la nature qui l’a envahi au fil du temps, celle-ci a ainsi repris ses droits et disloqué l’œuvre des hommes, volontairement les archéologues ont préservé son authenticité.

Désormais, les visiteurs peuvent, à leur tour ressentir cet émerveillement au moment de la découverte des pierres mariées à la végétation luxuriante semblable à des serpents qui disloquent et dévorent les statues, alors que des arbres géants coiffent les têtes des « stuppas ».

La forêt omniprésente semble vouloir garder pour elle ses dieux en les détruisant parfois, mais en les protégeant le plus souvent.

Toutefois il faut rappeler que les Français ont beaucoup travaillé à la mise en valeur du site, ils ont déblayé et reconstruit de manière à ce que la visite soit possible.

Un ancien temple bouddhique

A l’origine, Ta Prohm (Räjavihara, qui signifie le Monastère du roi) était un temple dédié à Bouddha, il comprenait un monastère et une université bouddhique. Le tout était situé au centre d’une ville protégée par un mur d’enceinte de configuration carrée.

Contrairement aux autres temples, Ta Prohm était de plain-pied, de forme cruciforme, ce qui a permis à de nombreux moines d’y vivre. Il est toujours empreint de signes symboliques.

Vers l'est du temple, une grande terrasse en grès, surélevée prolonge le gopura . À l'intérieur de celle-ci se trouvaient de nombreux édifices monastiques dont seul subsiste aujourd'hui un gîte d'étape près de l'entrée Est de la deuxième enceinte. Celle-ci, entourée de douves, d'environ 25 m de large, délimite l'espace carré d'environ 250 m de côté du temple.

Le sanctuaire central, très dépouillé, occupe le milieu de la cour. On le traverse et on arrive dans la courette sud.

Aussitôt passé le gopura ouest de la 1re enceinte, on voit sur la gauche un énorme fromager, tel une pieuvre, juché sur le toit de la galerie, qui semble l’écraser de son poids colossal. Mais les énormes racines de l'arbre en forme de mains, plongeant verticalement vers le sol et se répandant ensuite aux alentours, semblent vouloir servir de supports, pour soulager la toiture oppressée.

Jayavarman VII a été le seul roi à avoir construit plusieurs grands temples à Angkor et de nombreux édifices de moindre importance. Il a édifié Ta Prohm pour sa famille en 1186. Son idole principale est « Prajnäpäramitä » c’est la personnification de la sagesse, dont le modèle était sa mère. Dans la troisième enceinte, deux temples jumeaux ont été consacrés respectivement à son guru et à son frère aîné.

Des murs à moitié écroulés enlacés par des troncs géants

Ta Prohm, est immanquable et particulièrement reconnaissable avec ses murs à moitié écroulés enlacés par des troncs géants. Dans ce temple, tout est monumental, les statues, les sculptures qui retracent des scènes de la vie de bouddha. Par exemple :

  • le trône revendiqué par des démons armés, suivis par des éléphants,
  • Boumi, déesse de la Terre qui essore ses cheveux et provoque un déluge noyant les démons.
Sur un fronton, on identifie le départ de Bouddha qui quitte le palais aidé par les dieux. Des scènes déjà vues mais embellies par le lichen qui les recouvre.

Une inscription sur le Ta Prohm indique que 12 640 personnes servaient dans ce temple. Elle indique également que plus de 66 000 fermiers produisaient quelques 2 500 tonnes de riz par an pour nourrir la multitude de prêtres, de danseuses et d'ouvriers du temple.

Au fil des siècles, les racines des différents arbres : fromagers, banians (figuiers aux racines aériennes) ont pris possession des lieux, elles se sont engouffrées dans toutes les interstices. Une négligence juste apparente, puisque le site a été aménagé. Panneaux indicateurs, itinéraires fléchés, passerelles en bois, barrières et cordes de sécurité guident désormais les touristes.

Il est conseillé de voir le temple tôt le matin, avant la cohorte de visiteurs, avant que la chaleur et que la lumière soient à leur paroxysme, où au coucher du soleil, seul ou presque , on peut alors se ressourcer face à ce spectacle carrément époustouflant qui s’offre à nous.

Angkor est un lieu chargé d'émotion et de poésie, un lieu favorable pour la méditation.

Sources : wikipédia et recherches personnelles.

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