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COLETTE WEINSTEIN

Publié dans : Les articles Culture de Colette Weinstein

Une rétrospective inédite : "Les couleurs du ciel"

Jusqu'au 24 février 2013, le musée Carnavalet présente des tableaux, dessins et gravures réalisés pour les églises de Paris au XVIIe siècle.

Décorées par les plus grands maîtres français du XVIIe siècle comme Nicolas Poussin, Simon Vouet ou Philippe de Champaigne, les églises de Paris constituent les plus anciens musées de la capitale.

A l'occasion de cette exposition, environ cent vingt peintures, dessins et gravures sont rassemblés pour la première fois au musée Carnavalet.

Le musée de l’histoire de Paris, conserve des collections qui illustrent l’évolution de la ville, de la Préhistoire à nos jours. Installé dans deux hôtels particuliers au cœur du Marais, il présente, au milieu de décors historiques, un vaste choix d’œuvres d’art et de souvenirs évoquant la vie quotidienne et intellectuelle de la capitale.

La première salle concerne le règne d’Henri IV et la régence de Marie de Médicis : 1585-1630

Peu de temps après son arrivée au pouvoir, Henri IV met fin aux guerres de religion qui avaient fait rage dans l’Europe du XVIe siècle. L’ère de renouveau économique et spirituel qui s’ouvre alors va largement bénéficier aux églises de la capitale.

La ville s’accroit, le nombre de paroisses augmente et de nouveaux ordres religieux s’implantent à Paris occasionnant ainsi de nombreux chantiers de construction ou de rénovation d’édifices religieux et autant de commandes de décoration qui rivalisent de faste.

La deuxième salle est consacrée à l’évolution de la peinture religieuse sous le règne de Louis XIII : 1630-1650

La France connaît dans cette période une situation politique plus instable liée notamment à la guerre menée contre l’Espagne à partir des années 1630.

Le pouvoir royal reste cependant un ardent défenseur des différents chantiers religieux engagés à Paris. Les travaux de rénovation et de construction d’églises et de chapelles privées se poursuivent à un rythme soutenu.

La troisième salle du parcours est dédiée à la peinture religieuse au temps de Louis XIV : 1660-1680

Très marqué par le souvenir de la Fronde, le souverain se méfie de Paris et y réside de moins en oins mais il ne se désintéresse pas pour autant de la capitale et multiplie les constructions de prestige.

Après la frénésie architecturale des années précédentes, les chantiers religieux se font plus rares mais de nombreux décors sont remis au goût du jour à partir de 1660 suscitant ainsi de nombreuses commandes de peintures, principalement pour des retables.

La suite de l’exposition est divisée en petites sections thématiques

  • Les oratoires privés dans les églises
Parallèlement aux grandes œuvres d’art telles que le maître-autel ou les tapisseries, l’essentiel des œuvres qui ornaient les églises se trouvaient dans les chapelles annexes.

Celles-ci pouvaient soit rester la propriété de l’église, soit être concédées à une confrérie de métier ou enfin être acquises par des particuliers issus de l’élite parisienne.

  • Les tapisseries dans les églises
La tapisserie, art de l’image par excellence, fut l’un des principaux ornements des églises depuis le Moyen Age.

Durant toute la première moitié du XVIIe siècle, cette tradition se perpétua et donna naissance à de multiples tentures dont les cartons étaient confiés aux plus grands peintres.

  • Le Val-de-Grâce
L’abbaye du Val-de-Grâce est le plus vaste chantier religieux de la capitale mené à bien sous la régence d’Anne d’Autriche, c’est aussi l’un des rares ensembles du XVIIe siècle à être parvenu presque intact jusqu’à nos jours.

Les travaux d’ornementation, et notamment l’exécution des décors peints, s’effectue en parallèle du chantier de construction. Philippe de Champaigne, assisté de son neveu Jean-Baptiste, signe l’essentiel de ces commandes.

  • Les Invalides
Cette salle évoque le programme peint dont la réalisation s’est échelonnée sur plus de trente ans Intégré à un vaste ensemble architectural, le dôme des Invalides est l’édifice religieux le plus ambitieux entrepris dans la capitale sous le règne de Louis XIV.

Le chantier regroupe l’ensemble des meilleurs architectes, sculpteurs et peintres de la fin du XVIIe siècle. Cette église royale a fait l’objet d’un vaste programme décoratif, sculpté et peint.

  • Les Mays de Notre Dame
À la fin du XVIIe siècle, si un visiteur voulait avoir un aperçu complet de la peinture parisienne du siècle, c’est à Notre-Dame qu’il devait se rendre

La cathédrale présentait en effet des œuvres de presque tous les peintres les plus renommés. Cette "collection" était le fait d’offrandes pieuses, celle des Mays. C’étaient des tableaux commandés par la puissante et riche Corporation des orfèvres parisiens qui tous les ans, au mois de mai, les offraient à la Vierge Marie.

  • La fin du siècle, 1680-1715
La fin du règne de Louis XIV est marquée par un contexte politique troublé. Sur un plan personnel, le souverain se tourne vers une pratique religieuse plus suivie qui trouve une illustration politique avec la révocation de l’édit de Nantes en 1685.

Cette évolution eu également quelques retentissements sur l’iconographie royale où la figure du monarque vainqueur laisse place à celle du roi saint.

Autour de l’exposition

Programme complet des animations liées à cette exposition disponible sur le site officiel.

Le Parcours enfant est à télécharger gratuitement sur le site Internet du musée Carnavalet

Renseignements pratiques

  • Musée Carnavalet – Histoire de Paris
  • 23, rue de Sévigné - 75003 Paris
  • Tél. : 01 44 59 58 58 ; Fax : 01 44 59 58 10
  • Site Internet : http://www.carnavalet.paris.fr/

À propos de l'auteur

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COLETTE WEINSTEIN

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