"Maya, de l'aube au crépuscule" au musée du quai Branly, à Paris

L'exposition permet de découvrir la civilisation des Mayas du Guatemala, l'une des trois civilisations ayant marqué l'histoire de l'Amérique précolombienne

Les Mayas représentent une des cultures les plus florissantes du monde précolombien. Les collections nationales du Guatemala sont exposées jusqu’au 2 octobre 2011 à Paris, au musée du quai Branly, proche de la Tour Eiffel.

Plus de 160 pièces exceptionnelles sont présentées. C’est la première fois en France que sont rassemblées des œuvres guatémaltèques aussi prestigieuses, qui, pour la plupart, ne sont jamais sorties de leur pays d'origine.

Cette exposition permet également de connaître les découvertes réalisées ces 25 dernières années, et d’exposer les nouvelles interprétations qui ont cours dans le développement sociopolitique et économique préhispanique du pays.

La région maya est divisée en trois zones : la côte Pacifique, les Hautes Terres et les Basses Terres

La civilisation maya a occupé les actuels territoires du Belize, du Honduras, du Salvador, la partie sud du Mexique et ce qu’on appelle le "cœur du monde maya", le Guatemala. La région maya recèle aujourd’hui environ 3 000 sites archéologiques officiels, preuve de l’immensité de cet héritage.

Elle se distingue par des différences d’altitude notables, et des variations en termes de géologies. La côte Pacifique est définie comme une zone de basse terre sur le plan physique. Les Hautes Terres où, les deux principales chaînes de montagnes culminent à 3800 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Les Basses Terres dont l’altitude est inférieure à 300 mètres, couvrent un vaste territoire au nord des Hautes Terres. Elles forment un vaste plateau calcaire remodelé par l’eau et l’érosion et sont recouvertes d’une forêt tropicale. Cette région a connu la plus forte croissance démographique et la plus grande diversité sociopolitique.

Présentation de l’exposition

A travers plus de 160 pièces exceptionnelles, l'exposition propose de découvrir la civilisation des Mayas, et offre un panorama complet de la culture maya du Guatemala : ses origines, son développement, son apogée et son déclin.

Considérée comme l’une des plus éminentes cultures précolombiennes, cette civilisation s’est développée en Amérique centrale. Les édifices monumentaux, l’essence artistique, l’évolution sociale, l’écriture en hiéroglyphe, les systèmes de calendriers et de numération sont autant de découvertes uniques que cette civilisation a su apporter à l’histoire de l’humanité.

Les pièces archéologiques composant l’exposition appartiennent toutes à la République du Guatemala. Les choix faits, visent à présenter chronologiquement l’héritage préhispanique du Guatemala, (2000 av. J.-C. – 1524 apr. J.-C.).

Le parcours de l’exposition

Près d’un siècle de fouilles archéologiques sur le sol guatémaltèque ont révélé les richesses de cette civilisation, et la complexité de l’histoire préhispanique L’exposition propose un parcours chronologique en quatre séquences.

Les trois premières correspondent aux principales périodes définies par les scientifiques qui ont marqué la civilisation maya du Guatemala : le Préclassique (2000 av. J.-C. – 250 apr. J.-C.), le Classique (250 apr. J.-C. – 1000 apr. J.-C.) et le Postclassique . (1000 apr. J.-C. – 1524 apr. J.-C.).

Enfin, la dernière section dresse un portrait de la culture maya contemporaine par une série de photographies mettant en lumière le quotidien de l’ethnie maya actuelle du Guatemala, les couleurs vives des vêtements, la magnificence des coutumes et pratiques cérémoniales, preuves d’un héritage culturel toujours vivant.

Le temps chez les Mayas

Le déchiffrement des hiéroglyphes mayas commence à la fin du XIXe siècle, avec l’élucidation du système complexe de leurs calendriers. Leur conception du temps offre un cadre à leurs préoccupations mythiques et historiques.

Les Mayas utilisent un cycle de 52 ans, formé par la combinaison de deux cycles de durée inégale, l’un de 260 jours, l’autre de 365, et que l’on appelle "Compte Court". Par ailleurs, les Mayas associent à ces cycles courts une structure de décompte du temps bien plus élaborée, appelée "Compte Long".

Par ces calendriers, les Mayas arrivent à prévoir certains phénomènes naturels, tels que les éclipses de soleil et de lune ou les saisons des pluies, et à déterminer les temps propices pour semer, chasser ou faire la guerre. Le cycle de 260 jours est un calendrier divinatoire, utilisé par les prêtres pour prédire l’avenir et planifier avec précision les prières rituelles.

Informations pratiques

  • Musée du quai Branly
  • 37, quai Branly - 75007 – Paris
  • Tél : 01 56 61 70 00
  • Mardi, mercredi et dimanche : de 11h à 19h
  • Jeudi, vendredi et samedi : de 11h à 21h
  • http://www.quaibranly.fr/fr/musee/venir-au-musee.html

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