La santé de l'homme passe par la préservation de la biodiversité

La baisse de la diversité du monde de la faune et de la flore a pour conséquence l'augmentation des maladies infectieuses chez l'homme.
12

Il ne fait plus aucun doute que bon nombre d' espèces sont menacées ou en voie d'extinction , ce qui entraîne un déséquilibre au sein de notre environnement. L'homme, par ses activités déplorables, détruit ce qui l'entoure sans avoir conscience qu'il met aussi en péril sa propre espèce. Des scientifiques du Cary Institut of Ecosystem Studies ont mis en évidence que la disparition de certaines espèces entraînerait chez l'homme une augmentation des maladies infectieuses.

Le fonctionnement de transmission d'une maladie infectieuse

Lorsque nous parlons de maladie infectieuse, on parle d'abord de pathogène, l'agent biologique qui est responsable de la maladie. Ce pathogène joue un rôle dans les relations entre les espèces puisqu'une maladie ne peut se développer que s'il existe au moins un parasite et un hôte. Par parasite, on comprend une bactérie, un virus ou alors un champignon. On voit ainsi le rôle important de l'interaction entre les espèces. L'homme peut alors être contaminé par un insecte, ou encore un oiseau ou un mammifère. Mais il existe aussi des espèces que l'on appelle «espèces tampon», qui empêchent le pathogène d'être transmis à l'homme. Si l'une de ces espèces disparaît, l'homme est plus vulnérable et contaminé.

Les espèces tampon

Parmi les espèces tampon, on trouve l'opossum, un petit mammifère de la plus ancienne famille des marsupiaux qui est une espèce répandue sur notre planète. L'opossum est un animal dont les tiques aiment se nourrir de sang, ainsi que du sang de la souris. Ces tiques souvent infectées par une bactérie ne transmettent pas la bactérie à l'opossum ou alors très rarement. Si cette espèce venait à disparaître, les tiques iraient alors se nourrir principalement chez la souris, qui elle, se trouve infectée par cette bactérie et peut transmettre à l'homme la maladie de Lyme puisque celle-ci provient de morsures de tiques infectées par la bactérie borrelia .

Un autre exemple concerne le virus du Nil occidental dont la transmission à l'homme se fait par piqûre de moustique. Les oiseaux de la classe des passereaux, représentent, eux, l'hôte du virus. Or il a été constaté que les régions à faible population aviaire et peu diversifiée contiennent une plus grande majorité d'espèces qui jouent le rôle de vecteur du virus, alors que des régions où la population aviaire est très diversifiée, présentent moins d'espèces jouant le rôle de vecteurs du virus.

On a ainsi constaté que les espèces qui sont les plus sensibles aux agents pathogènes sont aussi celles qui résistent le mieux à l'appauvrissement de la biodiversité. Protéger la biodiversité et veiller à ce que les espèces ne s'éteignent pas est primordial pour assurer aussi bien la santé de l'homme que celle des animaux. Un environnement à la faune et à la flore très variées entraîne certes le développement de nouvelles maladies, mais simultanément, la biodiversité joue le rôle de protectrice, car les espèces interagissent entre elles. Par ses activités, l'homme perturbe les structures des écosystèmes et ces perturbations entraînent une baisse significative de certains organismes et une multiplication d'autres organismes qui vont par conséquent modifier les interactions et vont influer sur les caractéristiques des maladies infectieuses.

Source : http://www.futura-sciences.com

Sur le même sujet