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DANIEL LESUEUR

Publié dans : Les articles Culture de Daniel Lesueur

Concerts de légende: Paul McCartney et Wings, Paris, 26 mars 1976

C'était six ans après la séparation des Be­atles

Paul McCartney et Wings, à Paris, en 1976... Un bilan, six ans après la séparation des Be­atles. Son premier album solo, sorti en 1970, confirma cette séparation. L'année suivante, c'est «Ram» qui ramène Paul au tout premier plan. Le troisième LP, «Wings wild life», n'obtint, par contre, qu'un faible succès par rapport aux précédents.

Composition du groupe

Wings, c'est évidemment Paul et Linda, mais aussi D. Seiwell, Denny Laine et Henry Mc Cullough. Une déception pour le public qui ne put se contenter d'une vague re­prise de «Love is strange» de la part d'un personnage autrefois capable d'écrire des chefs d'oeuvre. Et l'année précédente, le 1er juin 1975 très exactement, sortait «Ve­nus and mars».

Un très brillant al­bum qui vient prendre la relève du précèdent dans les classements internationaux...

De quoi faire patienter jusqu'à sa venue à Paris. Le 26 mars 1976, une date que n'oublieront pas les fans français: un prestigieux concert au Pavillon de Paris et la sortie du «petit dernier»: «Wings at the speed of sound»...

Ce nouvel album est le fruit de près de deux mois de travail

Une oeuvre encore plus collective. En effet, Denny Laine et McCullough sont respectivement responsables des titres «Time to hide» et «The note you never wrote». Sur les onze titres de l'album, neuf sont donc signés de la plume de Paul.

Comme toujours, les mélodies sont fort riches et soig­nées à l'extrême

Un fort bel album, très accrocheur. Presque chaque titre est un tube en puissance. Il y a fort à parier qu'un 45 tours judicieuse­ment choisi aurait de très grandes chances dans la course au «tube de l'été». Et, peut-être de peur que ce nouveau petit chef-d'œuvre nous échappe. Paul et Wings sont à Paris pratiquement le jour de sa sortie.

Une trop courte visite, un unique concert... un concert unique

Dans la salle, on reconnaît des gens comme Gérard Manset, Julien Clerc et Miou-Miou, Patrick Juvet et Claude Nougaro. Vingt heures au Pavillon de Paris; c'est l'émotion pour les quelques onze mille fans rassemblés dans cette immense salle prêtée pour quelques heures par les organisateurs du Salon de l'Agricul­ture. Les lumières s'éteignent, Paul et Wings apparaissent et attaquent «Venus and Mars». Quelques brèves imitations de Little Richard. La foule déjà en délire acclame de su­perbes versions de «Jet», «Let me roll it» et «Spirit of ancien! Egypt».

Et puis c'est le coup d'oeil en ar­rière: «Lady Madonna»

In­croyable... Sidérant... On peut même fermer les yeux et imaginer la présence des trois autres. Paul, tou­jours au piano, poursuit avec «The long and winding road»... Spector et ses violons sont bien loin, remplacés par Linda qui s'embarque dans des effets de moog nettement moins catastrophiques que les interventions de son homologue japonaise au sein du Plastic Ono Band. Denny Laine à la basse va ensuite remplacer Paul pour «Time to hide». Un passage acoustique permet d'applaudir «Blackbird» et Bluebird». Une intro inoubliable annonce «Yesterday». Le public, debout, assiste à plusieurs morceaux du dernier LP: «Beware my love», «let em in» , «Silly love songs». Le groupe essaie de quitter la scène. En vain ! Le public réclame un rappel. Ce sera "Hi Hi Hi". Aïe aïe aïe ! Cette fois, c'est bien fini!

(davantage de renseignements sur le site de Philippe ANDRIEU en cliquant ICI).

À propos de l'auteur

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Daniel Lesueur est un auteur et journaliste français de la presse
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