Qu'est-ce que le drift ?

Le drift est une discipline de sport automobile venue du Japon. Son développement en France s'est fait progressivement.

Le drift est une discipline sportive alliant technique et esthétique. Sorte de dérapage contrôlé en automobile, ce sport est originaire du Japon. Par la suite, il s'est fortement développé aux États-Unis, pays fervent de sports mécaniques. Le drift nécessite l'utilisation d'une voiture sportive. "Il est nécessaire de posséder un minimum de puissance pour prendre de la vitesse et glisser un maximum. Personnellement j'ai débuté avec une Mazda MX5. Il est fréquent de commencer avec des BMW car la propulsion facilite le dérapage", témoigne Laurent Goupil, pilote en catégorie pro pour la team parisienne SJSA. Le drift se pratique sur circuit, lors de compétitions officielles. L'objectif est de glisser le long d'un virage, le tête-à-queue étant éliminatoire. Des juges sont chargés de noter les prestations. "Ils observent la technique, l'entrée en matière et la fluidité du passage", explique Laurent Goupil. En catégorie pro, les drifteurs s'affrontent lors de duels impressionnants. Les "battles" mettent en concurrence deux voitures qui dérapent l'une derrière l'autre.

Une manche européenne de drift en Alsace

En Europe, l'Angleterre fait figure de leader en la matière. Le pays est à l'origine du JDM Allstars, compétition de haut niveau, dont les manches se déroulent toute l'année dans différentes contrées européennes. "JDM signifie Japan Domestic Market, en référence au Japon, précurseur du drift il y a déjà plus de vingt ans", précise Laurent Goupil. Le drift se démocratise depuis une dizaine d'années en France. Les compétitions attirent la foule. L'Alsace a récemment accueilli une manche de la JDM Allstars. "Elle s'est déroulée à l'Anneau du Rhin, un circuit basé à Biltzheim dans le Haut-Rhin. C'est la première fois que notre compétition, appelée Drift Cup, comptait comme une manche du JDM Allstars ", raconte Nicolas Koenig, l'un des organisateurs alsaciens. Près de 5000 spectateurs ont fait le déplacement à cette occasion. Cinquante-quatre pilotes pros et amateurs ont fait le show. Les stars européennes étaient présentes comme Paul Vlasblom, Hollandais champion européen en 2009 et pointure du drift reconnue.

Un sport qui reste onéreux

Le drift ne permet pas aux pilotes français d'en vivre. "Le fait d'être dans la catégorie pro ne signifie pas que nous sommes payés pour drifter. Elle nous impose simplement d'avoir des équipements de sécurité. Ce qui n'est pas le cas pour les amateurs", ajoute Laurent Goupil. Sa team SJSA a été créée par des amis. L'un d'eux tient un garage du même nom. Le budget reste important dans le drift. "Les trains de pneus nous coûtent le plus cher. Il faut les changer très souvent lors d'une même compétition car la gomme reste sur la piste en général", sourit le pilote. À l'heure actuelle, les équipes doivent présenter des voitures de série. Il est interdit de construire son propre véhicule de drift.

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