Erasmus, année sabbatique ou passeport pour l'emploi

Les étudiants l'ont bien compris : l'avenir sourit à ceux qui s'expatrient et Erasmus est l'un de leurs passeports favoris.
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Certains s’interrogent sur l’efficacité de ce séjour et sur le coût, dans la mesure où le montant de la bourse Erasmus ne permet pas aux étudiants de profiter pleinement de leur séjour. En effet, ces bourses sont dédiées aux frais de mobilité comme le déplacement, ou la préparation linguistique. Cette allocation est attribuée en fonction de la situation sociale, mais ne peut être considérée comme une aide sociale, dans la mesure où le plafond au-delà duquel l'étudiant ne peut recevoir d'allocation est de loin supérieur à celui utilisé pour les aides sociales traditionnelles. Toutefois, à partir d'un certain niveau de revenus, l’aide est moindre et est calculée en conséquence pour les frais de voyage et ou préparation linguistique.

Il est cependant possible de cumuler les bourses du CROUS et Erasmus, avec les aides qu’attribuent certaines villes et régions, sous certaines conditions. Mais ces allocations sont versées en fin de séjour, ce qui n'est pas réellement pratique pour les étudiants. Une autre de ces critiques concerne la vie étudiante des Erasmus, et bien que « l’auberge espagnole » ne soit qu’une fiction, le manque d’assiduité aux cours et les soirées alcoolisées sont une réalité. Cependant, comme le déclarait récemment un étudiant sur le blog du Monde dédié à l’orientation : « Pour l’avoir vécu il y a peu, vous n’avez pas tort sur le constat (fêtes, assiduité,…), mais comme toute expérience, c’est avant tout ce qu’on en fait qui compte ».

Le blog monde-éducation met à l’honneur l’Europe versus Erasmus

http://orientation.blog.lemonde.fr/2011/04/20/erasmus-la-france-est-championne-d%e2%80%99europe-de-la-mobilite/

le guide de l’étudiant expatrié

http://www.expat-etudiant.fr/etude/la-bourse-erasmus.php

Parlez- vous globish ? Plus qu'une réalité, une nécessité.

Les étudiants français ont souvent été en tête de pelletons des élèves européens les moins doués en langue étrangère. Aujourd’hui, la tendance s’est inversée en leur faveur. Une récente étude menée par le ministère de l’Enseignement et de la Recherche s’accorde même à déclarer « les étudiants français champions de la mobilité Erasmus ».

Dans une société dite « mondialisée », parler sa langue maternelle et rester dans son pays pour travailler n’est plus une sécurité mais un risque pour l’avenir. Les étudiants français, comme leurs camarades européens, l’ont bien compris, faisant face à une concurrence et à une réalité de l’emploi de plus en plus dur, et à des entreprises qui se tournent plus vers des profils internationaux. Les demandes de stages à l’étranger ont donc été prises d'assaut par les étudiants, tout comme le volontariat qui a le vent en poupe et est vivement recommandé.

Les champions européens de la mobilité Erasmus

http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid51881/les-etudiants-francais-champions-mobilite-erasmus.html

Pour une jeunesse européenne professionnelle

http://www.europe-education-formation.fr/leonardo.php

Une forme de volontariat innovant

http://www.civiweb.com/FR/index.aspx

VIE une formule séduisante

http://www.lefigaro.fr/emploi/2011/01/12/01010-20110112ARTFIG00675-jeunes-et-entreprises-seduits-par-le-vie.php

Une expérience enrichissante

Tout étudiant vous le dira, apprentissage de la vie, ouverture vers d’autres cultures, indépendance et responsabilisation sont les acquis après un séjour tel qu’Erasmus. Et bien qu’une langue étrangère ne se maîtrise pas à proprement parler en six ou douze mois, la vivre au quotidien permet de mieux la comprendre, l’appréhender et découvrir ces subtilités. Car si Erasmus est un programme qui vise à la mobilité étudiante à travers l’Europe à l’origine. Il est largement défini par ces participants comme un voyage vers une langue et une culture différentes. De nombreux reviennent à dire qu’ils y ont grandi, et y ont appris énormément sur eux-mêmes.

Erasmus par ceux qui l'ont vécu

http://ec.europa.eu/education/lifelong-learning-programme/doc80_fr.htm

Le guide Erasmus

http://ec.europa.eu/youreurope/citizens/education/university/exchanges/index_fr.htm

Symbole européen et volonté politique

Plus qu’un symbole de l’Union européenne, ce programme est également une volonté politique européenne, qui veut que ses concitoyens parlent au moins deux langues étrangères. Les responsables politiques européens en sont bien conscients, la seule connaissance de l’anglais est insuffisante pour permettre à l’Europe de rester présente dans la compétition économique internationale et de sauvegarder sa diversité culturelle. Dans un monde où l’anglais est largement utilisé comme moyen de communication, se démarquer par la connaissance d’une autre langue est un atout considérable.

Politique linguistique de l'Europe

http://www.coe.int/t/dg4/linguistic/Division_FR.asp

Un panel de possibilité de formation et d’étude en Europe

http://europa.eu/eu-life/education-training/index_fr.htm

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