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GÉRARD VICTOR

Publié dans : Les articles Culture de Gérard Victor

L'ETRANGLEUR DE BOSTON de Richard Fleisher en DVD et Blu-ray

Après Les Inconnus dans la Ville, chroniqué ici, voici le second film de Richard Fleisher édité ce mois-ci

Il date de 1968 et démontre une nouvelle fois les talents de conteur de ce cinéaste mais aussi son intérêt pour les nouvelles techniques. Ce film est, en effet, le premier à utiliser la technique de l’écran multiple, inventée par la société canadienne Imax, le split-screen que Richard Fleisher découvrit à l’occasion de l’Exposition Universelle de Montréal, en 1967.

Richard Fleisher est certes un raconteur d’histoires mais il est également un technicien hors-pair. En 1954, le Studio Disney l’ont, par exemple, engagé pour résoudre la complexité technique du tournage en Cinémascope de Vingt mille Lieues sous les Mers. C’est lui également qui a incité Disney à utiliser ce format pour les films d’animation. Rappelons-le Richard est le fils de Max et le neveu de Dave Fleisher, des pionniers des films d’animation, ayant créé, à l’écran, des personnages aussi célèbres que Betty Boop ou Popeye mais également les inventeurs de la rotoscopie dont ils déposèrent le brevet en 1915. Une technique qui consiste à relever image par image les contours d’une figure filmée en prise de vue réelle afin de les inclure dans un film d’animation. Technique utilisée encore aujourd’hui avec les outils infographiques.

Une remarquable interprétation de Tony Curtis

Mais revenons à ce film inspiré de faits réels survenus entre 1962 et 1964. Deux vieilles femmes sont tout d’abord retrouvées étranglées, à leur domicile, à quelques jours d’intervalle. Au cours des deux années suivantes, plus d’une dizaine de femmes seront assassinées dans des circonstances similaires. Le sentiment d’insécurité gagne, la paranoïa envahit les esprits. John S. Bottomly (interprété par Henry Fonda), ancien adjoint du procureur, est désigné pour reprendre en main l’enquête et centraliser toutes les informations des diverses brigades policières qui ne communiquaient pas entre elles.

Tous les pervers, obsédés, maniaques, voyeurs, exhibitionnistes et autres invertis, que compte la ville de Boston, seront interrogés par la police mais en vain. Personne ne trouve trace de ce mystérieux étrangleur. Bottomly fera même appel à un medium, doué de pouvoirs parapsychiques, Peter Hurkos, pour retrouver le coupable mais en vain. C’est presque le hasard qui fera que l’attention des policiers se portera sur Albert DeSalvo (magnifiquement incarné par Tony Curtis).

Réalisé à la façon d’un documentaire multipliant les audaces formelles, grâce au split-screen, ce film est novateur à plus d’un titre au-delà de la qualité de son scénario. La fluidité des mouvements y est confondante, pour ce faire Richard Fleisher et son chef opérateur Richard H. Kline optèrent pour l’utilisation d’une caméra Arriflex, de petite dimension.

Ce film au-delà de son côté novateur est à voir absolument ne serait-ce que pour l’interprétation magistrale de Tony Curtis, même s’il n’intervient qu’à partir de la 57ème minute.

Film (112’ – 116’) – Bonus : L’écran schizophrène : William Friedkin à proposdes Inconnus dans la Ville (21’) – Faux nez, vrai tueur?: souvenirs de L’Étrangleur de Boston – Retour sur le tournage du film (30’) - Blu-ray - Carlotta

Film ♥♥♥♥

Bonus ♥♥♥♥

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