Haute Voltige, avec Sean Connery et Catherine Zeta-Jones

Outre un beau duo de cambrioleurs, ce film permet de découvrir deux sacrés bâtiments : le château de Duart en Ecosse et les tours Petronas de Kuala Lumpur
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Quand la belle Catherine Zeta-Jones ( Le Masque de Zorro , Chicago , Traffic …) fait équipe avec l’interprète le plus connu (et le plus apprécié) de James Bond (Sean Connery), le spectateur est sous le charme et oublie qu’il s’agit – quand même - de cambriolages… Il est vrai que c’est de la belle ouvrage réalisée au millimètre près…

Gentleman cambrioleur

«C’est le plus grand des voleurs, oui mais c’est un gentleman…» Quand on découvre Max (Sean Connery), on pense à la célèbre chanson de Dutronc liée au personnage d’Arsène Lupin dans la série télé avec Georges Descrières.

Sa réputation de voleur d’œuvres d’art est immense et les compagnies d’assurance le craignent comme la peste. Pour le coincer, l’une d’elle accepte le stratagème conçu par l’une de ses plus brillantes conseillères : se faisant passer pour une cambrioleuse, «Gin» (Catherine Zeta-Jones) propose à Max un nouveau défi comme il les aime: voler un masque fort coûteux…

L’île de Mull

Après l’avoir testée comme voleuse, Max soumet la jeune femme à un entraînement intensif dans «son» château écossais de l’île de Mull dont l’intérieur ressemble à un musée de réputation internationale tant les œuvres d’art sont recherchées (surtout par la police !)

Quant aux extérieurs dudit «musée», le réalisateur Jon Amiel ( Sommersby , Copycat …) n’a point mégoté en filmant ceux du château écossais de Duart appartenant à l’un des plus anciens clans des Highlands, celui des Maclean réputés pour leur bravoure…

Pour ceux qui aiment les paysages romantiques, ce décor situé sur la deuxième île la plus vaste des Hébrides intérieures mérite l’appellation de paradisiaque…

Déjouer les lasers de sécurité

Dans l’une des salles du château, un autre panorama vaut également le coup d’oeil: les mouvements de jambes et de fessiers de la très sportive Catherine «Zeta-Gin». En effet, vêtue d’un pantalon de survêtement moulant parfaitement ses formes, la jeune femme s’entraîne à contourner les innombrables fils de laine censés représenter tous les lasers du système de sécurité destiné à protéger le masque précité…

Bien sûr, en bon amateur d’art qui se respecte, Max ne reste pas insensible à la plastique de sa belle coéquipière mais, ayant décidé de ne jamais mêler l’amour et le travail, «rien de personnel ne peut être envisagé…» Au grand dam de la jeune femme…

La femme de Michael Douglas

Cette politique d’abstinence est, si l’on peut dire, acceptée par le spectateur car Sean Connery a beau avoir été James Bond, en 1999, il accuse ses 69 ans quand Catherine, elle, est dans tout l’éclat de ses 30 ans…

Trente-neuf ans d’écart, c’est trop pour Hollywood… Et d’aucuns diront que ça l’est aussi pour la belle Catherine, qui épousera l’année suivante, en 2000, un acteur ayant «seulement» 25 ans de plus qu’elle: Michael Douglas ( A la Poursuite du Diamant vert , Liaison fatale , Basic Instinct …).

Le vol du Rembrandt

Pour en «finir» avec Mme Douglas, notons que son personnage de Gin est pour le moins complet car outre les talents qu’il déploie dans le maniement de l’ordinateur, il est aussi capable de réaliser un hold-up sidérant d’intelligence, de précision et de bravoure : celui des premières images du film où l’on voit un casse-cou se jeter du haut d’un gratte-ciel pour s’offrir une chute libre de vingt étages en étant seulement équipé d’un harnais et d’un treuil…

Il est vrai qu’il s’agit de voler un Rembrandt…

Mais si ce hold-up permet de juger des qualités de «Gin», il révèle également le métier de Max... Sa culture aussi : «Et savez-vous, demande-t-il à Gin, que Rembrandt avait vécu avec ses parents au-delà de ses 40 ans ! »

Les Tours Petronas

Mais laissons-là l’histoire d’un film qui ne manque ni de rebondissements, ni de suspense, surtout quand, lors de son dernier coup se déroulant quelques secondes avant le passage de 1999 à l’an 2000, le couple, cerné par la police, doit fuir l’un des bâtiments maltais les plus connus de la planète :les tours jumelles Petronas de Kuala Lumpur.

Inaugurées un an avant le film, en 1998, après six années de construction ayant utilisé 36 910 tonnes d’acier et 160 000 m3 de béton, ces tours alignent des chiffres impressionnants : 452 mètres de hauteur, 88 étages, 32 000 fenêtres, 78 ascenseurs…

Un pont les relie

Pour des raisons de sécurité (au cas où un incendie se propagerait dans l’une), ces immenses tours sont reliées par un pont qui donne des sueurs froides à quiconque est atteint de vertige…

Ce qui n’est pas le cas de nos deux héros, qui, en revanche ont avoir les mains bien moites quand ils se sont vus sur l'écran, le film terminé...

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