Malnutrition

La malnutrition est un déficit alimentaire dû à l'absence des éléments fondamentaux à une vie saine avec un régime équilibré.

Malnutrition

Les malnutritions sévères sont heureusement rares dans le monde occidental, excepté chez les malades chroniques ou chez les sujets présentant un trouble du comportement alimentaire, comme l'anorexie mentale, ou l'assimilation, comme la maladie cœliaque. Cependant, il existe en France des causes de carence ou de subcarence qui concernent plusieurs catégories de population : les enfants des milieux défavorisés, les personnes qui suivent de façon rigide des régimes excluant une partie des aliments, les alcooliques et les personnes âgées vivant seules. En Occident, toute une variété de maladies et de symptômes résultent d'une mauvaise nutrition.

Les enfants et la malnutrition

C'est une population particulièrement exposée car les besoins alimentaires des enfants sont supérieurs à ceux des adultes. En effet, pour être harmonieuse, la croissance nécessite des quantités suffisantes de protéines, de calcium et de vitamines. Pratiquement, un enfant doit consommer chaque jour environ 1 g de protéines par kilo de son poids corporel (20 g pour un enfant de 20 kg par exemple) et 800 à 1200 mg de calcium. Pour arriver à ce résultat, il faut manger au moins 100 g de viande ou de poisson par jour, un bol de lait et une portion de fromage (ou un yaourt) à chaque repas.

Beaucoup de produits alimentaires peu coûteux sont très pauvres en nutriments essentiels et très pauvres en nutriments essentiels et très riches en sucre et en graisses. Certains substituts de fromage, par exemple, contiennent 10 fois moins de calcium pour 100 g de produit que n'en contient le gruyère. De même, des substituts de viande ou de poisson reconstitués, aromatisés et souvent panés apportent 2 fois moins de protéines et 2 fois plus de graisses qu'une portion de viande ou de poisson. Les progrès de l'industrie agroalimentaire française ont permis à tout le monde de manger, encore faut-il ne pas manger n'importe quoi. Pour cela, il faut lire attentivement les étiquettes et ne pas préférer systématiquement les produits bon marché.

L'âge et la solitude

Les personnes âgées vivant seules ont souvent peu de goût pour la nourriture, qu'il s'agisse de préparer des repas ou de se mettre à table seul. Il est souvent difficile pour les membres de la famille n'habitant pas sous le même toit de convaincre une personne âgée de lutter contre son manque d'appétit. Si tel est le cas et si, visiblement, elle ne se nourrit pas suffisamment, une solution consiste à lui faire livrer régulièrement ses repas par un service social ou un restaurant. Non seulement les plats devront être appétissants, mais ils fourniront encore macro- et micronutriments à l'organisme. Il faudra en particulier veiller à un bon apport quotidien en calcium afin d'éviter l'ostéoporose : la tristement célèbre fracture du col du fémur qui en résulte est sans doute une façon indirecte de mourir de malnutrition en France aujourd'hui.

Régimes à tort et à travers

Les personnes qui suivent un régime amaigrissant fantaisiste risquent également de mal se nourrir. Les régimes dissociés et, d'une manière plus générale, tous les régimes très restrictifs (moins de 1000 kcal par jour) sont carencés. Ils doivent être prescrits et suivis par un médecin compétent qui, au besoin, donnera des compléments vitaminiques et minéraux. Dans tous les cas, un régime sévère ne doit pas être poursuivi au-delà de quelques semaines sous peine d'entraîner des carences nutritionnelles. Un régime efficace doit être hypocalorique, mais équilibré ou hyperprotéique. Un apport suffisant de légumes et de fruits permettra une couverture des besoins en vitamines sans beaucoup de calories. Il faut se rappeler que, pour perdre 1 kg de graisse, il faut « économiser » 7000 kcal, et qu'un individu moyen mange 2000 kcal par jour. Un régime régime réduisant d'un quart la nourriture ingérée économisera environ 500 kcal par jour, il faudra donc 14 jours minimum pour perdre 1 kg. Ce calcul montre la réalité des faits : un régime est une épreuve relativement longue. Gardons-nous bien de croire les marchands de miracles qui mettent la vie des individus en danger.

L'alcoolisme

C'est une maladie grave entraînant la mort d'un grand nombre de nos concitoyens chaque année. Parmi les facteurs aggravants de cette maladie, la malnutrition, ou la dénutrition ont une place de choix. L'alcoolique ingère la plus grande partie de ses calories journalières sous forme d'alcool, ce qui réduit d'autant la place des aliments. De plus, sa tendance à se négliger est flagrante à partir d'un certain seuil d'intoxication, et il devient incapable de faire des courses ou de se préparer un repas. Le traitement est difficile, d'un individu alcoolique doit être confié à une équipe médicale spécialisée. La part de l'alimentation n'est pas négligeable pour parvenir à un résultat, et la reprise de repas réguliers sera un excellent indicateur d'amélioration.

Sur le même sujet