Sainte Odile

Odile, en recevant le baptême, qui lui fut administré par un saint évêque, recouvra tout-à-coup la vue.

Des ténèbres à la lumière, Odile connaît un début de vie sombre qui va, à la grâce de Dieu, s'éclairer à son âge adulte. À sa naissance, le nourrisson est aveugle. Son père Adalric, duc d'Alsace, qui attend un fils est totalement déçu que ce soit une fille. Sa cécité est en plus un déshonneur. Le duc décide de se débarrasser du bébé. Bereswinde, sa mère, demande à son ancienne servante de prendre soin d'Odile. Dans le petit village, les voisines de la femme sont sur le point de découvrir la véritable identité du nourrisson. Bereswinde lui demande d'emmener l'enfant au monastère de Palma (cet endroit porte à présent le nom de Baume-les-Dames), près de Besançon, où Odile sera en sécurité.

Sans nom jusqu'à 14 ans .

L'adolescente de 14 ou 15 ans, ne porte toujours pas de prénom puisqu'elle n'est pas baptisée. Odile est très intelligente et s'intéresse à son environnement. Les religieuses ont le plaisir de parfaire son éducation au fil des années. À la même époque, de l'autre côté du Rhin, vit Erhard, un évêque qui parcourt la Bavière. Dans son coeur, le Seigneur vint lui annoncer qu'il y a une jeune fille aveugle, au monastère, à baptiser en lui donnant le nom d'Odile.

"Lumière de Dieu".

Au cours du baptême, l'évêque lui donne son nom: « Odile » qui signifie « Lumière de Dieu » et lui impose le Saint Chrême sur ses yeux en lui disant: « Au nom de Jésus-Christ, que les yeux de ton corps s'ouvrent comme sont ouverts ceux de ton âme ». Le miracle se produit, la jeune fille voit.

Fondation d'un monastère.

Sainte Odile retrouve sa famille. Elle va à l'encontre de son père qui souhaite la marier. Avec beaucoup de difficulté, la jeune fille convaint Adalric de renoncer à cette union. Peu à peu, Odile voit le duc se convertir. Celui-ci l'aide à fonder le monastère qu'elle désire, en lui léguant son château, auquel des travaux sont nécessaires. En peu de temps, le monastère accueille cent trente religieuses.

Le pouvoir de guérir.

Au cours de ses années de dévotion, Odile fait toujours confiance à la Providence. D'un caractère très humble, elle devient l'instrument de Dieu et réalise des miracles. Une nuit, un homme atteint gravement de la lèpre s'écroule devant le monastère. Retrouvé le lendemain, les religieuses, honte d'elles, n'ont pas pu venir au secours de cette homme. Odile alors vient avec le nécessaire pour le soigner. Elle-même répugnée par les plaies de cet étranger, elle se force et le miracle se produit... Cet homme mutilé par la lèpre est guéri, plus aucune trace de la maladie paraît.

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