La comtesse de Ségur

La comtesse Sophie de Ségur a écrit des romans pour les enfants qui se déroulent au XIXème siècle. Ils rappellent une société et des valeurs différentes.

Sophie de Rostopchine, plus connue sous le nom de la comtesse de Ségur, est née le 1er août 1799 à Saint Petersbourg dans une famille de l'aristocratie russe.

Une famille russe

Son père le comte Fédor Rostopchine est gouverneur de Moscou en 1812, lorsque Napoléon entre dans la ville avec la Grande Armée.

En dépit de l'opposition des familles de l'aristocratie et des commerçants il décide de faire mettre le feu aux quartiers de la ville afin de contraindre Napoléon à battre en retraite.

Le tsar l'exilera et pendant plusieurs années le comte et sa famille vont vivre à l'étranger.

Arrivé en France en 1817, il est accueilli en sauveur de la monarchie. Louis XVIII a en effet succédé à Napoléon.

Il fait venir sa famille en France. Sophie fait la connaissance d'Eugène de Ségur qu'elle épouse le 14 juillet 1819. Elle va avoir vingt ans et fait un mariage d'amour dont vont naître huit enfants.

Le château des Nouettes

Le comte Fédor Rostopchine repart en Russie en 1820. Il offre en 1822 à sa fille le château des Nouettes en Normandie. La comtesse de Ségur vit en Normandie loin de son mari qui préfère la vie mondaine.

Elle y élève ses enfants et ensuite ses petits enfants.

Une vocation tardive d'écrivain

Eugène de Ségur est à l'origine de la publication des oeuvres de sa femme.

Louis Hachette publie entre 1857 et 1872 les livres écrits par la comtesse.

Parmi ces ouvrages il y a des recueils de contes.

Les romans qui mettent en scène des enfants décrivent les effets de l'éducation sur les enfants à travers les aventures qui leur arrivent.

Les thèmes de l'oeuvre de la comtesse de Ségur

La comtesse, d'origine russe, n'est pas de confession orthodoxe car elle s'est convertie au catholicisme à l'âge de 13 ans, sous la pression de sa mère.

La religion occupe une place certaine dans l'éducation des enfants et l'importance d'une bonne éducation religieuse est rappelée dans tous les romans. Le livre J ean qui grogne et Jean qui rit est un exemple de la morale qui sous tend l'oeuvre de la comtesse de Ségur. Deux enfants prénommés tous deux Jean mais de caractère opposé vont avoir une vie différente. L'un, toujours de bonne humeur et bon chrétien est récompensé tandis que l'autre surnommé Jeannot, continuellement maussade et mauvais chrétien est puni et finit sa vie aux galères.

Cependant la religion n'est pas le seul ressort de l'action dans les romans.

La débrouillardise, le courage, l'amour du travail et la confiance dans la vie sont également prônés. Aujourd'hui on dirait que Jean "positive". Il a appris toutes sortes de choses afin de gagner les quelques sous dont lui et sa mère ont besoin pour vivre. Il sait s'occuper des chevaux, connaît quelques gestes pour soigner les entorses.

Mais aussi il s'intéresse aux autres, proches ou inconnus. Sa sociabilité lui permettent d'entrer dans tous les milieux et de s'y faire apprécier.

Lorsque la comtesse de Ségur meurt le 9 février 1874, elle laisse une oeuvre attachante. En effet au delà de la morale et de la religion, la vie de ses héros est celle d'enfants du XIXè siècle qui, issus de classes sociales différentes, ont tous pour but de parvenir à vivre le mieux possible.

lire aussi Suite101: La naissance de la littérature populaire française | Suite101.fr http://marie-h-dhifi.suite101.fr/la-naissance-de-la-litterature-populaire-franCaise-a31236#ixzz1YxqsLw4o

et Suite101: La Littérature Populaire et l'Histoire de France | Suite101.fr http://marie-h-dhifi.suite101.fr/la-litterature-populaire-et-lhistoire-de-france-a25501#ixzz1Yy7Qx54n

Sur le même sujet