Nicolas le Floch, un personnage romanesque né de l'imagination de JF Parot

Créé par Jean François Parot en 1996, pour son amusement , Nicolas Le Floch, Marquis de Ranreuil, poursuit ses enquêtes au cours du XVIIIème siècle.
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Le personnage de Nicolas Le Floch Commissaire de police au Châtelet sous le règne de Louis XV, naît en 1996 de la plume de Jean François Parot, diplomate et écrivain français.

Les propos de l'auteur recueillis dans un article paru dans Ouest – France le mercredi 04 mars 2009 signé par Marc Pennec nous renseignent sur les circonstances de la naissance du personnage.

Un personnage né de l'ennui

« Les samedis et dimanches, surtout l'hiver, raconte-t-il [Jean-François Parot], c'était un peu difficile. D'autant que je n'aime ni la neige ni le froid. C'est alors que mon fils m'a dit: 'Toi qui racontes toujours des histoires, tu devrais en écrire.' Le Floch est né ainsi. Ce n'était pas destiné à la publication. C'était un amusement personnel. »

La volonté de divertir le lecteur se retrouve dans tous les romans de la série qui compte à ce jour onze volumes. L'intrigue et la psychologie des personnages prévalent sur le contexte historique et il ne faut pas chercher dans les romans des rappels historiques.

Les dates de parution de chaque enquête ont d'abord été fonction des obligations professionnelles de l'auteur, diplomate en poste. Son départ à la retraite va lui permettre de se consacrer à l'écriture.

L'énigme des Blancs-Manteaux , écrit à Sofia de janvier 1996 à mai 1997 et L'homme au ventre de plomb terminé en février 1999 seront publiés en 2000. Trois livres sont écrits alors que l'auteur est en poste en Tunisie : Le Fantôme de la rue Royale (2001) , L'Affaire Nicolas Le Floch (2002) et Le Crime de l'hôtel Saint-Florenti n (2004). Le Sang des farines (2005) est suivi par Le Cadavre anglais (2007), Le Noyé du Grand Canal (2009), L'honneur de Sartin e (2010), L'enquête russe (2011) et L'année du volcan (2013).

L'histoire du premier roman commence le 19 janvier 1761 et celle du second le 23
octobre de la même année. Il se termine le le 5 février 1762.

On retrouve le commissaire dans Le Fantôme de la rue Royale . Huit ans ont passé et nous sommes en 1770.

L'affaire Nicolas Le Floch s'ouvre le 6 janvier 1774. Le 2 octobre 1774 commence Le crime de l'hôtel Saint-Florentin . Nicolas Le Floch découvre qu'il a un fils.

A partir de l'Affaire Nicolas Le Floch le rythme des aventures du héros s'accélère. Il est vrai qu'il a, depuis cette affaire, un fils, une jeune maîtresse et qu'un nouveau Roi a
remplacé l'ancien.

Jean-François Parot, interrogé sur le devenir de son personnage envisage de le mener
au delà de la Révolution française. Les enquêtes de Nicolas Le Floch pourraient se poursuivre et mettre en rapport le fameux commissaire avec le Consul Napoléon Bonaparte.

Un personnage romanesque

C'est l'histoire d'un enfant né hors mariage des amours de deux aristocrates, abandonné à sa naissance et recueilli par un religieux, le Chanoine François Le Floch, qui lui donne son nom et devient son tuteur.

Il est élevé chez les Jésuites qui forment alors les élites de la société française.

Son parrain le Marquis de Ranreuil l'initie à la chasse et aux traditions de l'aristocratie.

D'abord clerc de notaire, il est envoyé à Paris à la fin de ses études par son parrain et il entre dans la police.

La reconnaissance tardive et posthume de Nicolas Le Floch par son père, le Marquis de Ranreuil, lui restitue enfin des droits et le fait entrer dans l'aristocratie. Son père ne lui dévoile cependant pas le nom de sa mère.

Ses aventures auraient pu s'arrêter là ou prendre une autre voie s'il avait accepté l'héritage
de son père. Au XVIIIème siècle, la noblesse ne pouvait occuper que des charges précises notamment dans l'armée.

Il refuse l'héritage offert et décide de conserver le patronyme de son tuteur. Il reçoit du Roi la charge de commissaire de police au Châtelet.

Il s'en expliquera plus tard dans le troisième volume des enquêtes du commissaire, le fantôme de la rue Royale . Il reste Le Floch "Pour le service de Sa Majesté, monseigneur, la police -songez-y-, le Marquis de Ranreuil ne pourrait qu'y déchoir"(op cit. p.333 édition de poche).

Plus tard, alors qu'il fréquente Madame de Lastérieux,une jeune veuve, celle-ci souhaite le présenter à ses amis sous le nom de Ranreuil. Il refuse car il ne veut pas être connu comme Marquis de Ranreuil car "ce qu'il acceptait - lui, l'enfant naturel tardivement reconnu - de la part du roi et des membres de la famille royale comme un honneur, son amour-propre et son sens de la mesure le repoussaient venant d'ailleurs"  ( L'affaire Nicolas le Floch page 17 édition de poche).

Il va finalement accepter le titre de Marquis et l'héritage de son père pour assurer la continuité du nom. Sa demi-soeur, restée seule et sans enfant, entre au couvent.



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