Cuisine et alimentation à Sumer et à Babylone

Les Sumériens et les Babyloniens ont cultivé la riche terre de Mésopotamie et ont beaucoup produit.
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De Sumer à Babylone, les hommes vivants dans cette région baignée de lumière et par les eaux du Tigre et de l’Euphrate, ont cultivé pendant près de quatre millénaires une terre riche en agriculture.

Un peuple qui ne manque de rien

Les Sumériens disposent déjà pour leur nourriture d’un choix étendu d’aliments, largement prodigué par les produits de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Les céréales se voient consommées sous forme de pains de froment sans levain, et de bouillies d’orge ou de millet. Les fruits les plus récoltés sont les figues, les dattes et les grenades ; les légumes se composent essentiellement de lentilles, pois chiches, oignons et ail. Quant à la viande, elle est de porc, de mouton ou encore d’agneau. Les poissons sont pêchés dans les deux fleuves et dans le golfe Persique. On y trouve, en plus des poissons traditionnels, de merveilleux saumons qui ravissent les palais ; les boissons sont, comme en Égypte, la bière mais on y trouve aussi du vin et du lait de chèvre et de brebis.

Les Sumériens ne manquent pas de nourriture et disposent d’un large éventail de choix. Ils sont donc de grands cuisiniers et confectionnent des plats déjà bien structurés. Il semble à cet égard que les Sumériens aient raffolé, comme hors d’œuvre, d’une crème aigre contenant de l’ail pilé.

Babylone, syncrétisme du passé et du présent

Les Sumériens ont laissé leur place aux Akkadiens au XXIVe siècle av. notre ère, eux-mêmes laissant à Babylone la prédominance sur le Moyen-Orient à partir du XVIIIe siècle après le bref intermède de la IIIe dynastie d’Ur (chute en 2004). Babylone nous intéresse par le développement de son agriculture. Même si ils n’ont peut-être jamais existé, les jardins suspendus ressemblent à un jardin botanique ce qui prouve bien l’intérêt de cette civilisation pour la culture. Voisinaient légumineuses (lentilles, pois chiches, gesses), céréales (millet, froment, orge, sésame et même riz), arbres fruitiers (amandiers, figuiers, vignes, abricotiers, pruniers, grenadiers, pistachiers) ainsi que les produits d’importation (blé d’Égypte).

Toutes ces précisions nous sont rapportées par le fameux code Hammurabi, roi de Babylone, qui mentionne en outre les poissons, la viande de bétails et le gibier. Les boissons sont toujours les mêmes à savoir bière, vin et lait. Quant au pain, l’allusion à une « bière-mère » s’applique indubitablement au levain : la pâte neuve gonfle plus rapidement , selon les dires du souverain, lorsqu’on lui incorpore un peu de vieille pâte, et après sa cuisson, le pain ainsi travaillé offre une légèreté et une digestibilité incomparables.

Compléments

Cuisine et alimentation en Égypte ancienne

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