Quand les pharaons épousent leur soeur

Pharaon est polygame mais des raisons d'Etat le pousse à choisir des femmes de sa propre famille comme épouses.
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Pourquoi épouser un membre de sa famille, alors que pharaon a l’embarra du choix? Il peut ainsi choisir une princesse étrangère et contracter une alliance ou bien prendre la fille qui lui chante dans tout le royaume égyptien.

La pureté du sang

Pour préserver la pureté du sang des pharaons et que le trône reste dans la même famille, le mariage consanguin est systématiquement pratiqué dans la famille royale égyptienne : les fils de pharaon épousent donc leur sœur ou bien leur demi-sœur. Il peut même arriver que le roi s'unisse à une de ses filles, mais sans doute à titre honorifique, enfin, espérons-le! Cette coutume reste en vigueur même après que l'Egypte a perdu son indépendance: ainsi, malgré leur origine grecque, la dynastie des Ptolémées, qui gouvernent le pays entre 323 et 30 av. notre ère - après sa conquête par Alexandre le Grand -, continuent à prendre femme au sein de leur propre famille. Cléopâtre, par exemple, s’unie avec son frère avant de connaître César puis Marc-Antoine.

Les femmes du pharaon

A cette règle vient s'ajouter un correctif. Le pharaon est polygame : il peut avoir plusieurs épouses et il bénéficie d'un véritable harem, formé de concubines choisies hors de sa famille et, en fait, souvent étrangères. La sœur-épouse du roi, qui, le plus souvent, porte seule le titre de Grande Epouse royale, est la femme dont le fils règnera légitimement sur le pays après la mort de son époux royal. Mais si elle ne donne pas au roi d'héritier, c'est l'un ou l'autre des fils de concubines qui succédera à son père sur le trône éternel de l’Egypte. Si la Grande Epouse a donné au roi des filles, l'une d'elles deviendra alors à son tour Grande Epouse royale, en épousant l'enfant de la concubine devenu depuis, pharaon.

Des règles qui ne valent que pour le roi

Les mariages consanguins et la polygamie, s'ils sont autorises pour tous en Egypte ancienne, restent, de fait, l'apanage du seul pharaon ou de son entourage le plus proche. Dans le peuple, ce genre de mariage est en fait plus rare. Il arrive quelquefois que le cousin soit uni à sa cousine, l'oncle à la nièce ou même encore le demi-frère à la demi-soeur, mais le cas le plus général – le plus normal ? - est celui du mariage en dehors du cercle familial. D'autre part, les unions sont à de rares exceptions près monogames.

Sources:

Le Harem du pharaon

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