Les plateformes solidaires, vraies alternatives ?

Des sites permettent maintenant depuis quelques années aux occidentaux de prêter de l'argent à des porteurs de projets dans les pays en développement.
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S'appuyant sur le microcrédit, des plateformes d'intermédiation comme Kiva.orgr ou babyloan.org en France permettent maintenant depuis quelques années aux occidentaux de prêter de l'argent à des porteurs de projet dans les pays en développement. Modèle, qui n’est pas sans détracteurs mais qui a pu démontré son efficacité et permet, comme le vante le slogan du site américain, de changer des vies.

La base du système : le microcrédit

Vous ne connaissez peut-être pas ces deux sites, mais vous connaissez le microcrédit. Initié par la Grameen Bank et popularisé par son fondateur, Mohammad Yunus, il permet de prêter des sommes d’argent limitées à des personnes qui normalement n’ont pas accès aux prêts bancaires classiques.

Donner du sens et de la valeur aux réseaux sociaux

Depuis quelques années maintenant, représentée par Kiva (2005) à l’échelle mondiale et Babyloan.org (2009) à l’échelle nationale, une nouvelle génération de plateformes s’impose, permettant aux internautes d’agir concrètement en soutenant par le prêt les projets qu’ils aiment. Elles s’appuient toutes sur le potentiel marketing et de partage du Web 2.0 pour toucher des milliers de personnes et démultiplier l’initiative individuelle.

Focus sur la référence: le site américain Kiva.org

Comme le définit Wikipedia, Kiva.org ou Kiva Microfunds est "une organisation à but non lucratif qui permet aux internautes (occidentaux le plus souvent) de prêter de l'argent à des institutions de microcrédit dans des pays en voie de développement". PréLe site américain est le seul site ayant acquis une taille mondiale, permettant de nombreuses économies d’échelles et rendant le système vraiment efficace. Les chiffres, fournis par le site sont éloquents:

  • plus de 180 millions prêtés depuis la création du site
  • près de 850 000 prêteurs
  • près de 532 000 emprunteurs
  • Taux de remboursement : 98,91 %

Vous savez à qui vous donnez et pourquoi

Le prêteur occidental se sent valorisé et en confiance, il sait à qui il donne et pourquoi. Il peut mettre un visage, un nom sur le projet qu’il soutient et suivre à distance la réussite de l’entrepreneur. L’association qui sert de médiateur et de collecteur des remboursements de prêts tire son revenu des intérêts prélevés sur le montant accordé aux emprunteurs.

Le prêteur (l’internaute) prête à taux zéro, mais les frais de gestion sont pris en charge par l’emprunteur, ce qui assure un revenu à ces associations ou du moins amortissent leurs frais.

Evidemment le modèle est encore perfectible, rien que par le fait qu’il s’appuie sur des structures locales de microcrédit dont les taux d’intérêts sont trop souvent prohibitifs. Se pose aussi la question des garanties fournies que les projets ont été choisis selon des critères de qualité et non pas d’attractivité ou de sympathie. Mais à l’heure où certains Etats ne répondent plus ou sont en faillite, ces pistes de solidarité mondiale sont à explorer.

En savoir plus :

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