Le Stade Rochelais manque de réalisme et perd face à Toulouse

Porté par son public, le Stade Rochelais s'incline sur le fil (19-22) face au Stade Toulousain qui, bien que diminué, accentue son avance en tête du Top 14.

Trop dispendieux en seconde période, les Rochelais ont perdu une belle occasion de décrocher leurs adversaires au classement (Agen et Brive), dans l'optique du maintien , d'autant plus que - hasard du calendrier - ils prenaient les Toulousains au moment idoine, à savoir sur un weed-end de doublon avec le Tournoi des 6 Nations. Dans un Marcel-Deflandre plein comme un oeuf et tout acquis à la cause de son équipe, le Stade Rochelais n'a pas su profiter de ces absences pour s'imposer. Il est vrai que l'équipe visiteuse avait malgré tout fière allure et restait compétitive sur le papier.

Match nul à la mi-temps

Le début de match est fermé, le jeu se cantonnant essentiellement dans le petit périmètre. Les Toulousains sont très réalistes et convertissent leurs quelques incursions dans le camp adverse au tableau d'affichage, par la botte de Michalak, tandis que les Rochelais répondent par Goosen (6-6, 17'). Puis, sur une inspiration de Caucaunibuca, au départ puis à l'arrivée de l'action, les hommes de Guy Novès inscrivent le premier essai du match (6-13, 19'). Goosen réduit le score sur pénalité (25') avant qu'Heymans ne redonne sept points d'avance aux siens, suite à un drop plein d'à-propos, illustrant le réalisme visiteur (9-16, 27').

Les Rochelais ont les occasions...

Cependant, les Maritimes, portés par la ferveur de leur public, restent dans le match. C'est ainsi que sur un ballon volé en touche, Faasalele aplatit, après un excellent travail des avants (16-16, 27'). Les Rochelais tiennent tête au leader toulousain. Mais alors que les coéquipiers de Soucaze sont bien dans le match, Rabeni se fait sortir dix minutes pour un plaquage dangereux sur Rémi Lamerat. On se dit alors qu'à dix minutes de la pause, ce carton jaune peut permettre aux Toulousains de faire la différence, et au contraire, handicaper fortement les Jaunes et Noirs, souvent pénalisés de la sorte depuis le début de la saison. Mais le même Lamerat prend une sanction identique dans la foulée, sur un plaquage qui semblait pourtant licite. Toujours est-il qu'à la mi-temps, le score est de 19 partout et que les deux équipes sont en course pour la victoire.

Au retour des vestiaires, les Toulousains ont le ballon en main mais font face à une solide défense locale. C'est ainsi que Michalak tente de forcer la décision sur drop (54') ou sur pénalité, mais ses tentatives échouent.

... sans toutefois les saisir

Progressivement, les hommes de David Darricarrère prennent le match en main. Sur un temps fort, ils choississent la pénaltouche (à cinq mètres de la ligne) au lieu de la pénalité, symbolisant leur confiance, mais se font subtiliser le ballon sur ladite touche. Puis, Goosen manque la cible à la 61e minute, sur une faute toulousaine. Dominés territorialement, les visiteurs ne parviennent pas à se sortir de l'étau rochelais. Le public encourage son équipe de plus belle. Et, de nouveau, les Toulousains sont poussés à la faute (69'). Goosen n'en profite toujours pas.

Les Maritimes viennent de voir passer leur chance. Pourtant dominateurs, ils ne parviennent pas à concrétiser cette hégémonie pour prendre l'avantage. Par trois fois, ils pèchent soit par excès de confiance, soit par manque de réussite. Et leurs adversaires vont en profiter, puisqu'à deux minutes du terme, le pillier Barès se fait logiquement sanctionner pour une faute évitable. Bézy, supplantant Michalak, en panne de réussite, transforme la sentence.

Alors qu'ils avaient la victoire à portée de main (ou de pied, c'est selon), les Maritimes laissent passer une chance substantielle de distancer leurs concurrents directs au maintien (et de les assommer mentalement). A contrario, les Toulousains, bien qu'amoindris par les blessures et les absences de leurs internationaux, continuent à dominer le Top 14.

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