Flag football - Les Taureaux compteront sur leur mixité

Demain, les Taureaux de Ronchin disputeront la finale des championnats de France de flag à Paris. Ce sport encore méconnu fait la part belle à la mixité.
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Le vent est puissant ce mercredi soir sur le terrain Pierre-de-Coubertin de Ronchin. Au soleil couchant, les Taureaux s’entraînent une dernière fois avant le grand rendez-vous de dimanche. Ils espèrent remporter le titre de champion de France et ainsi faire briller ce sport encore méconnu dans la région. «Le flag football est un jeu de gagne terrain dérivé du football américain», explique Julien Farsy, président du club des Taureaux. Contrairement à son aîné, il n’y a ni placage ni block. «Pour arrêter le jeu, il y a un arrachage de flag, que l’on appelle aussi un déflagage», ajoute-il. Très souvent, les équipes de flag football appartiennent à un club de football américain. Mais pas les Taureaux. Des huit équipes représentées ce dimanche, ils sont la seule exclusivement créée pour le flag. «C’est une volonté, car nous considérons qu’il s’agit d’un sport à part entière, avec ses propres spécificités», affirme Julien Farsy.

Un sport mixte

La plus importante des spécificités est sans aucun doute sa mixité. Sur les cinq joueurs présents sur le terrain, il doit y avoir au moins une personne de sexe différent pour que l’équipe puisse jouer les championnats de France. «Que ce soit fille ou garçon, souligne Jessy Randria, quaterback des Taureaux, car on fait trop souvent l’amalgame en pensant que c’est une fille qui va apporter la mixité.» Par exemple, les équipes des Harpies de Nîmes et des Naïades de Biarritz sont en majorité composées de filles, un joueur masculin apportant la mixité. Chez les Taureaux, cinq filles sur quinze joueurs font partie de l’équipe. «Nous avons toujours fait jouer des filles dans le club, confie le quaterback, même avant que cela soit obligatoire.»

Car les filles ont tout pour réussir aussi bien que les garçons au flag football. «On peut se faufiler», témoigne Clara Leroy, joueuse depuis trois ans. L’agilité est reine au flag où les contacts sont limités, comme au basket-ball. «Grâce à nos tracés de course en attaque, on peut feinter un défenseur», complète la joueuse. Les filles ont les qualités athlétiques nécessaires. Ce qui fait que chez les Taureaux, «on les considère avant tout comme des joueuses et pas seulement comme des filles», signale Jessy Randria. C’est cet investissement dans la mixité qui pourrait faire la différence dimanche. En plus d’autres ajustements que les Taureaux ont fait depuis l’année dernière, où ils ont fini à la quatrième place des championnats de France.

Un recrutement décisif

Les espoirs des Taureaux sont fondés sur une dynamique créée par le recrutement de nouveaux joueurs cette année. «De manière générale, on sent que la rigueur a changé», analyse Julien Farsy. «Les membres de l’équipe ont une volonté de jouer à haut niveau et sont plus impliqués.» Cela leur a déjà permis de remporter le titre de champion régional, ainsi que d’autres tournois comme le Bell’s, organisé à Calais à Pâques, ou le tournoi de Noël à Mons-en-Baroeul. «On a appris à gagner cette année», lance Jessy Randria. Gageons qu’ils feront tout pour ajouter le plus beau titre à leur palmarès ce week-end, à Paris.

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