Essai du Chevrolet Captiva 2,2 VDCI 163 chevaux

Le Chevrolet Captiva s'est doté en 2011 d'un nouveau bloc diesel de 2,2 litres, décliné en deux versions. Le Confort est de mise, davantage que l'agrément.

Le constructeur américain Chevrolet poursuit sa conquête du marché européen et particulièrement de la niche française. Une stratégie caractérisée notamment par l'arrivée, en 2011, du musclé Camaro et de la sportive Corvette Grand Sport. Dans ce souci d'adaptation aux exigences du marché du Vieux Continent, c'est toute la gamme qui évolue peu à peu. Le SUV Captiva , dans ce cadre, a bénéficié cette année de son premier véritable facelift depuis sa naissance, en 2006.

Le physique du Captiva se dote ainsi d'une ligne modernisée et harmonisée aux autres modèles de la gamme. Une évolution concrétisée, à l'avant, par la double calandre séparée horizontalement par le logo du constructeur. Nouveaux feux et nouveaux antibrouillards viennent également modifier le design du SUV, tandis qu'à l'arrière, l'évolution se traduit surtout par l'arrivée de phares redessinés.

Caractéristiques tout-terrain

Haut perché, le véhicule ne cache pas ses origines tout-terrain. Les passages de roues et les protections à l'avant et à l'arrière renforcent son côté baroudeur. Ses dimensions compactes (4,67 m de long, 1,85 m de large et 1,75 m de hauteur) lui confèrent un air massif, mais l'ensemble s'avère toutefois dynamique, en dépit de la sobriété tout juste égayée par des optiques avant horizontales au traits marqués.

L'intérieur est fidèle à l'extérieur. S'il ne bénéficie pas de matériaux de grande qualité ni de plastiques épais, le Captiva n'en demeure pas moins correctement fini. Si l'ergonomie est bonne, le dessin de la console centrale et de la planche de bord reste d'une grande sobriété. De même que celui du volant.

Confort dans l'habitacle

Pour autant, le SUV offre un réel confort à bord. Que ce soient les sièges en cuir ou l'espace à vivre, tant pour la largeur aux coudes, l'espace aux jambes pour la première rangée arrière ou la hauteur sous plafond, le confort répond présent. Et n'empêche pas au Captiva d'offrir une bonne habitabilité : en rabattant (manuellement en deux temps trois mouvements) les sièges de la deuxième rangée arrière, le coffre dispose d'une capacité de 769 litres. Cette capacité atteint 1 577 litres une fois les deux rangées arrières rabattues.

Sur la route, le bilan est mitigé. Le nouveau bloc diesel 2,2 litres VDCI, dans sa version de 163 chevaux, manque de couple et ne parvient pas à amener le véhicule sous les 1 500 tours par minute. En résulte un rétrogradage fréquent et pas franchement agréable en utilisation urbaine. Mais une fois lancé, le moteur se montre plus vif et accepte alors plus volontiers les accélérations poussées. Dommage qu'il soit aussi bruyant. La boite de vitesse manuelle à six rapports, accrocheuse, n'est de son côté pas des plus agréables à manier.

Souplesse du châssis

Le SUV Chevrolet offre malgré tout, là encore, un grand confort, résultant de la souplesse des suspensions et du typage confort du châssis. S'il permet d'amortir les irrégularités de la route et d'aborder joyeusement les chaussées dégradées, le Captiva n'est en revanche pas un spécialiste des routes sinueuses ni des enchainements de virages. Rien d'inquiétant, pour un SUV. Logiquement, seule la version intégrale peut s'autoriser des virées dans les bourbiers. L'aide au démarrage en côte et le contrôle de descente sont, eux, tout à fait appréciables.

Le Chevrolet Captiva est disponible à partir de 27 890 euros, dans sa version deux roues motrices VDCi 163 chevaux.

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