Le troisième pilote doit toujours se tenir prêt !

Débarquer en F1 n'est pas une mince affaire. Il faut avoir du talent, certes mais aussi de l'argent et beaucoup de soutien.

Souvent, les équipes vous laissent une chance en vous offrant le poste de pilote essayeur. Mais, seuls deux pilotes peuvent monter en piste et se battre pour le titre. Alors que fait le troisième ? Son rôle c’est d’être là, être prêt, à tout moment, ce n’est seulement être sur le banc de touche. Comme un titulaire, le pilote de réserve doit se tenir disposé à toute éventualité, maladie, accident, exclusion… C’est le cas de Lotus qui a dû faire appel à Jérôme D’Ambrosio en remplacement de Romain Grosjean exclu de la course après avoir été jugé responsable d’un accident au départ du GP de Belgique.

Ni plus, ni moins, un troisième pilote doit se préparer de la même manière qu’un pilote officiel. Comme Dani Clos, troisième pilote HRT nous l’a confié « J’ai exactement la même préparation qu’un pilote officiel, avec les ingénieurs, physiquement et mentalement. Quand j’étais en GP2 déjà je me préparais pour la F1. Mon rôle c’est d’être troisième pilote et je peux prendre leur place à n’importe quel moment si quelque chose se passe. Je dois être préparé. Chaque pilote a son propre entraînement. Mais le plus important c’est d’être constant et travailler beaucoup. On a beaucoup de pression car la F1 c’est le top du sport automobile. Chaque dixième compte donc la concentration est essentielle. »

D’ailleurs, Jules Bianchi explique comment des tests sur la concentration notamment étaient réalisés au sein de la Ferrari Academy Driver. « On fait des tests de gestion. On doit se contrôler en étant sous pression, arriver à calmer notre rythme cardiaque». Le français roule actuellement en World Series, une catégorie éprouvante physiquement. Grâce à ça et à une préparation physique intensive, le pilote Force India doit être prêt à toute éventualité. « Je dois m’entraîner comme si je roulais en tant que pilote titulaire. Ma journée type c’est du cardio, de la musculation, je fais surtout des tractions, des pompes, je ne mets pas trop de poids c’est surtout pour rendre les muscles endurants. Je travaille mes reflexes et mon cou. »

Même si ce n’est pas systématique, le simulateur peut être utilisé également par les pilotes. Valterri Bottas par exemple, apprécie passer du temps sur le simulateur notamment pour apprendre et connaître les circuits sur le bout des doigts. « On ne retrouvera jamais la sensation de piloter une F1 dans un simulateur mais on s’y rapproche. Quand on monte sur une nouvelle piste, cela vous aide à connaître chaque virage. C’est très important. »

Dans chaque écurie, le pilote de réserve détient donc un rôle important voire crucial. Bottas que nous avons également rencontré nous a avoué se tenir prêt quoi qu’il arrive. « Je serais là, évidemment je ne souhaite rien de mal à mes coéquipiers, mais si jamais je serais prêt » . Bottas devrait en effet rester sur ses gardes car la FIA pourrait être aussi sévère avec Pastor Maldonado qu’elle ne l’a été avec Romain Grosjean. A plusieurs reprises le pilote Williams a été « dangereux » en piste et a écopé de plusieurs pénalités. Si la FIA est aussi juste avec chacun des pilotes, Maldonado pourrait lui aussi se voir exclu d’une course très prochainement, s’il commet encore des erreurs. En tous cas, Bottas s’entraîne. « Physiquement, je fais beaucoup de vélo, je cours, je fais des entraînements de vitesse, de réflexes pour être le plus rapide possible. L’entraînement c’est six jours dans une semaine, on ne sait jamais, il faut être au top ! »

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