Cars 2 (2011) film d'animation de John Lasseter et Brad Lewis

Flash McQueen et Martin la dépanneuse reviennent sur les chapeaux de roues sous les mains de l'équipe Pixar.

A vrai dire, le studio Pixar attire et traine une solide réputation dans l’animation 3D et l’effet cinéma grande toile sans les lunettes 3D, démontre une fois de plus le talent graphique et imaginatif de l’équipe pour rendre la nouvelle aventure de nos quatre roues préférées merveilleuse.

Cars 2 débute comme un film d’espionnage à la testostérone avec la séquence d’ouverture taillée à point (course-poursuite sur une des plates-formes pétrolières avec beaucoup de dégâts) avant de l’enrober de comédie et de courses aussi fast que furieuses.

L’agent britannique Finn McMissile est chargé de retrouver un contact qui a enquêté sur une nouvelle arme capable de faire exploser les moteurs de voitures. Cette arme sera utilisée lors du World Grand Prix, compétition prévue sur trois pays avec le concours de Flash McQueen et de son adversaire vantard italien Francesco.

Cars 2 relègue Flash McQueen au second plan pour laisser la part belle à Martin, le camion dépanneur, blagueur, très familier, sans manière et sympa comme tout, le gars du coin en somme qui aura sa part d’aventures au cœur d’un complot qui menace les voitures de courses, son ami inclus.

De l’humour, il y en a, crée surtout par les caractéristiques comportementales dont sont affublés les voitures, avion, train, navire et autres. Flinn McMissile se déplace presque comme Spiderman, Martin fait son karatéka et profite des toilettes japonaises autonomes alors que Rod « Torque » Redline, l’espion américain, connaît une des scènes les plus dures, torture et explosion face au Professeur Zündapp.

A travers les lignes du scénario se dévoile une question d’honneur, de fierté bien placée qui ne doit jamais bouger de son socle. Ce qui est évident pour le cas de Flash McQueen sur le bitume, l’honneur et la valeur étant implicitement intégrés dans la compétition l’est moins pour la motivation du méchant principal. De vieilles carcasses dont plus personne ne voudrait caresser leur moteur prennent leur revanche sur les bolides pleins d’énergie à revendre.

Un diktat de la beauté, de la perfection prend forme. Martin, qui subit un ordre physique et comportemental, ne souhaite pas réparer ses bosses considérées comme des souvenirs d’enfance et les vilaines voitures de la bande du Professeur Zündapp gagnent beaucoup à être ce qu’elle sont même si elles sont obligées de tuer pour se faire respecter. L'imperfection technique voire humaine doit regagner sa place, ne pas être ignorée et la réplique du mystérieux commanditaire ne fait pas l'impasse là-dessus : « Assumer l’épave qui sommeille en nous ». Voilà un principe bien amené qui donne une bonne plus-value à ce film d’animation.

Le reste n’est qu’une plongée admirative dans le travail fouillé des paysages et des environnements croqués à chaque plan. L’action fluide entraine quiconque dans cette variété de personnages bousculés sur terre, mer et dans les airs pour un rendu qui dépasse le terme « magnifique ».

Voilà comment Pixar abat une nouvelle fois un jeu de cartes pour petites et grands avec une nouvelle oeuvre accrochée à son tableau.

Sur le même sujet