L'enjeu de la technologie automobile dans notre sécurité.

L'automatisme invasif des tâches de tous les jours se retrouve désormais dans le secteur automobile. Notre comportement de conducteur changera t-il ?
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En 2010, le nombre d’accidents sur les routes atteignait 67 288, 3992 tués puis 84 461 autres blessés corporels en métropole. Les accidents routiers sont la première cause de mortalité entre les 15-24 ans . L’enjeu est donc considérable et le vecteur technologique automobile doit évoluer en conséquence.

Comment la technologie peut elle s’inclure dans une campagne de sécurité routière ? Va t-elle surmonter notre comportement routier qui est la première cause d’accident sur les routes ?

Aujourd’hui, le marché de la sécurité routière est un marché colossal où émergent de nombreux systèmes et de nouvelles technologies chaque jour, afin d’assister l’automobiliste pour une conduite plus souple et plus sereine.

En effet, des radars aux caméras, les capteurs de haute technologie rejoignent d’autres moyens d’aide à la conduite tels que les systèmes de navigation ou même l’affichage tête haute, alliant une performance sans cesse grandissante. Nous nous rapprochons chaque année de la possibilité concrètes d’une conduite automatiques qui pourrait servir à la fois, à la sécurité, à l’économie d’énergie mais aussi à la facilité de déplacement.

  • Des capteurs d’aide la conduite, en veux tu ? En voilà !

Des cameras embarquées sont désormais capable d’assurer les fonctions d’alerte de dépassement de ligne blanche ou repérer les feux arrière rouges d’autres voitures, mais restent insuffisamment performantes pour reconnaitre les piétons dans les centres villes.

Le marché des radars oscille entre dans les technologies à 77Ghz et à 24 Ghz pouvant détecter des objets à plus de 200 mètres. Certains radars pourraient assurer les fonctions d’avertissement de collision et d’arrêt du véhicule en conduite embouteillée. Afin de passer à un suivi total de la voiture qui précède en conduite en accordéon ( Stop&Go ) ou au freinage automatique, la fusion d’information avec une camera déjà explicitée est alors nécessaire. Mais ces capteurs restent encore onéreux.

De plus, la venue technologique de l’affichage tête haute apporte une aide à la lecture des panneaux de signalisation appréciable, surtout dans les zones où ces informations foisonnent au point ou même le conducteur ne sait plus quelle est la vitesse maximale autorisée ù il se trouve. En effet, l’affichage tête haute permet de sélectionner les informations les plus pertinentes, la direction à prendre, la distance séparant celle du véhicule en face...

Cet affichage fonctionne selon une projection polychrome numérique comme dans les avions de chasse où le pilote, ici le conducteur, peut surveiller son environnement en même temps que des informations lui sont fournies par ses instruments de bord. Les premiers prototypes sont réalisés par BMW et sont quasiment prêts.

D’autres projets bien plus ambitieux sont en cours actuellement en cours. En effet, General Motors compte exploiter toute la surface du pare brise pour l’affichage têtes haute, afin d’indiquer les bordures de la route par temps de brouillard. Cette nouveauté n’introduit pas de projection lumineuse mais une colorisation produite au sein même du pare brise.

Enfin, les aides à la conduite concernent aussi les très basses vitesses. L’aide au stationnement par capteurs ultrasonores est quasiment généralisé, et certains véhicules hauts de gammes possèdent la rétro vision par camera avec la distance à un obstacle qui s’affiche à l’écran.

  • Une sécurité améliorée.

Toutefois, la limite physiologique pour un être humain atteint rarement un choc au delà de la vitesse des 50km/h en voiture même si celle-ci est munit du système le plus sophistiqué d'airbag. La sécurité routière dépend donc bien de notre comportement sur la route.

  • Vers la voiture entièrement automatisée ?
SARTRE Volvo

Les aides actives à la conduite automatisée passent inévitablement par le contrôle longitudinal et latéral du véhicule. La première gère la vitesse et la distance avec le véhicule qui précède, des fonctions généralement disponibles sur les voitures haut de gamme (régulateur automatique de vitesse et d’alerte de distance). La seconde aide le conducteur à maintenir sa voiture dans sa voie de conduite, qu’il soit uniquement informatif ou actif souvent via un support vidéo. Dans ce cas, un léger couple est appliqué au volant pour inciter le conducteur à braquer légèrement et corriger la trajectoire de son véhicule.

Afin d’éviter un détournement de fonction, autrement dit « conduite entièrement automatique », le système se déconnecte si un couple engagé par le conducteur est détecté au volant, en fait, comme la procédure de conduite que l’on rencontre dans les TGV .

  • Des doutes sur ce nouveau type de conduite automatique?
DARPA URBAN

Il faut cependant avouer que la conduite automatique impliquerait de nombreux avantages.

En effet, le véhicule autonome permettrait ainsi moins d’accidents, une meilleure maitrise des flux de véhicules, la suppression des taches de conduites et navigation, une utilisation pour un public plus large (enfants, personnes âgées, handicapés…), le déplacement du véhicule seul sans passagers redondants, et enfin une réduction du nombre de véhicules par le partage.

Espérons qu'enfin, l'effort de la part du conducteur sera constructif et éducatif quant à sa « ré-adaptation » sur ce type de conduite lié à un automatisme invasif.

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