9 personnes sur 10 incommodées par le bruit

Silence ! Le bruit est devenu une nuisance à ne pas prendre à la légère. Il peut être à l'origine de nombreuses pathologies.
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Aéroports, autoroutes, voies ferrées, discothèques à proximité... Ils sont des milliers en France, et ailleurs, riverains de ces temples du bruit, à souffrir en silence, si l'on peut dire. Il n’occupe certes pas très souvent le devant de la scène médiatique et sanitaire, mais le bruit est devenu une nuisance à ne pas prendre à la légère, surtout par les jeunes qui y sont soumis de plus en plus, et ce, volontairement pour la plupart.

Le bruit n’est pourtant pas une nuisance récente. Et pour preuve: dans l’Angleterre du XVIe siècle, une loi interdisait aux hommes de battre leurs femmes après 22 h afin d’éviter que leurs cris ne dérangent le voisinage!

De nos jours, dans les pays dits industrialisés, près de 9 personnes sur 10 se disent régulièrement incommodées par le bruit, que ce soit sur leur lieu professionnel, à la maison et, bien évidemment, dans la rue. Pour comprendre la nécessité de combattre le bruit, il faut se rendre compte qu’il n’est pas qu’une simple gêne, mais qu’il peut avoir des conséquences particulièrement néfastes et définitives sur la santé humaine. Sur le plan auditif tout d’abord.

De lourdes conséquences, y compris chez les jeunes

Ainsi, la législation européenne s’oppose à ce que les travailleurs soient soumis à des nuisances sonores de plus de 85 décibels. Mais bien des gens, les jeunes en particulier, s’exposent volontairement à des niveaux sonores bien plus élevés. Baladeurs et chaînes stéréo «poussés à fond», discothèques, voitures, motos, stades… Les occasions de malmener ses tympans ne manquent pas aujourd'hui. Conséquence: des études récentes ont révélé que des jeunes de moins de 20 ans présentaient des formes de pré-surdité comparables à celles de personnes très âgées! Pourtant, les prises de conscience restent rares chez les jeunes concernés.

Outre le stress qu’il engendre, le bruit peut même accélérer le rythme cardiaque et aller jusqu'à provoquer des infarctus. Il peut même favoriser certaines affections gastro-intestinales et des troubles du système nerveux. Enfin, il provoquerait également un rétrécissement du champ visuel. Si l’exposition à des niveaux sonores excessifs se reproduit trop souvent, la baisse de la faculté auditive peut devenir permanente, car les cellules internes de l’oreille subiraient des lésions irréversibles. De quoi réfléchir lorsqu’un scoot au pot «amélioré maison» passe à proximité ou quand on pose le doigt sur le bouton volume de son baladeur et de sa chaîne stéréo.

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