Amorgos, la Cyclade du Grand Bleu

Au Sud-Est de l'archipel grec des Cyclades, l'île d'Amorgos, plus paisible que Mykonos ou Santorin, plaira aux amateurs de randonnées et de nature.

Parsemées de villages blancs aux touches bleutées, les Cyclades ne se ressemblent pas tant que ça. Evidemment, les paysages ne changent pas du tout au tout et les spécialités culinaires locales restent sensiblement les mêmes, mais certaines îles abritent davantage de sites archéologiques quand d’autres offrent leur lot de petites criques découpées dans la roche ou de grandes plages de sable fin. Certaines sont aussi plus favorables à la randonnée, ou au sport nautique. Il y a donc bien une identité commune, mais une ambiance et des possibilités de tourisme très différentes d’un lieu à l’autre.

Beaucoup moins fréquentée- car moins accessible – et moins festive que les très connues Santorin et Mykonos, Amorgos, au Sud-Est de l’archipel, séduit notamment par sa nature sauvage, ses points de vue vertigineux plongeant dans la mer, ses sentiers parfois escarpés. Et toujours ces beaux villages aux ruelles pentues et étroites que nous connaissons surtout via les nombreuses photographies et reproductions d’Oia, à Santorin.

Chora, décor de Luc Besson

Le village de Chora , à Amorgos, est lui aussi inscrit dans la mémoire collective, du moins dans celle des amateurs du film Le Grand Bleu , puisque c’est là que Luc Besson a choisi de planter le décor de l’enfance de Jacques, interprété par Jean-Marc Barr. La chapelle Agia Anna est en effet la maison dans laquelle il vit avec son père tandis que les falaises surplombées par l’impressionnant monastère de Chozoviotissa – qui se visite – servent de toile de fond à la noyade du père de Jacques et à la compétition durant laquelle meurt Enzo (Jean Reno). Outre les souvenirs cinématographiques qu’il évoque, le site marque par sa beauté, alimentée par le dégradé de bleu profond et turquoise de l’eau.

Le mieux est de rester quelques jours sur cette île de 120 km² pour profiter également de l’animation du petit bourg de Katapola, où accostent les bateaux, ou encore de la baie d’Aigiali et de sa plage offrant une belle vue sur Naxos. Les villages voisins, accrochés à la colline, et les sentiers de randonnée qui les entourent offrent de jolies balades au milieu d’ânes et de chèvres.

Du camping, même sans tente

Selon les budgets et les envies, les possibilités de logement sont diverses. Comme sur les autres Cyclades, les hôtels sont nombreux sur l’île et les chambres chez l’habitant restent une solution économique. Les touristes sont d’ailleurs attendus en haute saison aux ports et n’ont qu’à choisir parmi les propositions qui leur sont faites sur le quai. Amorgos compte aussi trois campings, encore moins chers, qui permettent même, selon les disponibilités, de bénéficier directement d’une tente montée sur place pour ceux qui n’auraient amené qu’un duvet.

Mais si l’authenticité d’Amorgos reste relativement préservée, c’est en grande partie à cause du peu de transports qui permettent de la rejoindre. Elle ne dispose pas d’aéroport et la fréquence des liaisons maritimes est moindre par rapport à d’autres îles. Des trajets directs en ferry ou fast boat sont tout de même régulièrement assurés en saison, notamment de et vers Paros, Naxos, et les plus petites Koufonissia et Donoussa. Il est cependant prudent de réserver dès l’arrivée dans les Cyclades pour éviter les mauvaises surprises et adapter son emploi du temps, surtout si l’on ne dispose que d’une semaine sur place. A l’intérieur de l’île, les bus desservent les principaux centres touristiques même si les chauffeurs locaux – comme dans toutes les Cyclades – ne sont pas forcément réputés pour leur amabilité. Les locations de voitures et de scooters sont aussi possibles, à condition de bien surveiller son niveau de carburant : les stations-service se font rares.

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