Deathspank, le jeu sur PC

Vous aimez les jeux d'action mâtinés d'un zeste d'aventure ? Et si c'est plein d'humour, ça ne vous déplait pas ? Deathspank pourrait bien vous plaire...

Humoristique, décalé, déjanté, voilà trois adjectifs qui s’appliquent sans aucune restriction à Deathspank. Il faut dire que ce jeu a de qui tenir !

Un vieux de la vieille

Deathspank est en effet le produit d’un vétéran du jeu vidéo, Ron Gilbert. Au palmarès de ce dernier, rien de moins que plusieurs perles encensées par des générations de joueurs : Maniac Mansion, Indiana Jones and the Last Crusade, The Secret of Monkey Island et Monkey Island 2 : LeChuck’s Revenge. Tout cela chez LucasArts, firme mythique de jeux vidéo appartenant au non moins mythique Georges Lucas, oui, le papa de Star Wars. Avouez qu’il y a pire à mettre sur son C.V. !

En plus de programmer les jeux, Ron Gilbert écrit les scénarios et les dialogues qui vont avec. Ron Gilbert n’a d’ailleurs jamais caché le fait que c’est Star Wars qui, dans son adolescence, avait fait naître en lui la passion de raconter des histoires. Et cela, il le fait très bien, avec un goût prononcé pour l’humour, souvent absurde. Les jeux Monkey Island en témoignent !

Deathspank : un aventurier comme les autres ?

Deathspank, c’est le nom du jeu (paru en 2010), mais aussi le nom du héros qu’on y incarne. Ron Gilbert joue avec tous les clichés du médiéval-fantastique. Les personnages caricaturaux, les noms « flamboyants » des divers morceaux d’équipement, tout cela sent l’hommage détourné.

Et c’est très bien, car cela donne tout son caractère au monde de Deathspank. Résumons : ce dernier est un aventurier à la recherche d’un puissant artefact appelé… l’Artefact. Bon, voilà, vous situez l’ambiance, avec ça !

Comme tout aventurier, Deathspank part niveau 1 et c’est en tuant des monstres et en accomplissant des quêtes qu’il pourra gagner suffisamment de points d’expérience pour gagner des niveaux supplémentaires. Ces derniers s’accompagneront d’une augmentation de ses caractéristiques, certes, mais le joueur devra aussi faire le choix d’un bonus : courir plus vite, ramasser plus d’or sur les ennemis vaincus, pouvoir porter des armes et armures d’un niveau supérieur au sien, etc.

Humour, humour

Avouons-le, Deathspank est un personnage quand même assez bourrin. Il faut dire que ce qu’il fait de mieux, c’est de taper sur les monstres ! Du coup, parfois, les quêtes ne se passent pas tout à fait comme elles le devaient et on rigole un bon coup devant ses efforts pitoyables pour tenter de se justifier auprès de son commanditaire… Certaines quêtes sont absurdes, comme celle où il faut assommer des démons avec un marteau spécial pour récupérer leurs excréments, nécessaires à un fermier pour faire pousser de belles cerises, elles-mêmes nécessaires à une autre quête…

L’écriture des dialogues est un des points forts du jeu. Certes, le scénario en lui-même ne casse pas des briques, mais malgré tout, on se surprend à ne pas passer les dialogues trop vites, car ils sont bien souvent hilarants. Mention spéciale à sa quête des orphelins, l’un d’entre eux est une chipie et la satisfaire ne va pas être une mince affaire…

Alors oui, Deathspank est un jeu assez hilarant dans son écriture, et comme le doublage (en anglais) est excellent, le tout est très très drôle.

Un peu de technique

Un jeu bien écrit, c’est très bien, mais il faut que la technique suive. Heureusement pour Deathspank, c’est le cas. Le parti-pris visuel est de prime abord déroutant : on a affaire ici à un mélange de deux et trois dimensions. Le monde, les monstres, les personnages sont en trois dimensions, mais beaucoup d’éléments de décor sont en deux dimensions. On a donc l’impression d’évoluer dans un dessin animé, ce qui est tout à fait en harmonie avec l’écriture des dialogues et le ton général du jeu.

Il vaut cependant mieux y jouer avec une manette, de type Playstation. Deathspank peut en effet utiliser plusieurs armes à la fois, et les boutons de la manette permettent de les attribuer, de manière à ce que des combos de coups soient possibles (et même recommandés). Le personnage se dirige au stick directionnel, tandis que la croix directionnelle de la manette sera affectée à des raccourcis d’objets (potions et nourritures diverses).

Les missions du jeu nécessitent souvent des allers retours. Fort heureusement, un système de téléportation est disponible, sous la forme de… cabinets de toilette de jardin, disposés un peu partout dans le monde. D’ailleurs, ces cabinets serviront aussi de point de résurrection si par malheur les aventures de Deathspank prenaient un tour tragique. La maniabilité est sans faille, le système de blocage et de coup spécial bien pensé, alors si vous mourez, c’est sans doute que vous avez eu les yeux plus gros que le ventre !

Seul bémol, le jeu n’est disponible qu’en anglais, et il faut un assez bon niveau pour goûter tout le sel des dialogues. Mais même sans cela, le jeu reste tout à fait jouable et un excellent divertissement.

Le site officiel du jeu (en anglais)

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